Jeudi 17 juillet 2008

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20/01/2008
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Merci chers internautes.
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Jeudi 22 mai 2008
Chers amis anciens d'AFN, merci de regarder ce blog des Hussards du 4 iéme.
Régiment cher à nos coeurs des années 56 à 62 où il quitte l'Algérie, après 77 mois de combat, plus de 3.000 jeunes servirent sous sa bannière.
(47 hommes y laissèrent leur vie) qu'ils reposent en Paix.

Bientôt Au Pardet, dans le VAR, certains vont se retrouver pour échanger des  souvenirs vieux d'un demi-siecle.

Déjà, le Président Pierre Bouchonneau, et le bureau vous souhaitent la bienvenue pour notre assemblée générale du 27/28/29/30 mai 2008.
Merci de venir si nombreux !
à trés bientôt !

les résultats ci-dessous du BLOG.

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20/01/2008
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Lundi 12 mai 2008

Derniers instants d’un Hussard.
Il marchait sous un soleil brûlant, éblouissant de lumière, il marchait ; il pensait à quoi ? à rien et à tout, à. sa dernière permission, à la prochaine, que pouvait bien faire, Marie, en France  en ce moment ? Sa Chère Marie, ils allaient se marier à son retour dans quelques mois. Il voyait déjà son mariage, l’église, le Maire, sa famille, les amis.

Il n’arrivait pas à fixer ses idées sur une chose précise, il avait trop mal au jambes .En plus il crevait de chaud. Son treillis lui collait à la peau. Il voyait les auréoles blanches du sel de sa sueur qui séchait sur ses manches de veste. Il fallait qu’il prenne ses cachets de sel, sans cela il allait être malade, le toubib le lui avait dit.

Il marchait le regard sur le sol évitant les brindilles et les cailloux qui pouvaient le faire tomber. De temps à autres il levait le regard sur les hommes qui marchaient devant lui. D’un coup de rein il remettait son sac en place sur son dos meurtri. Tout en marchant, il prenait son bidon déjà presque vide, pour boire une petite gorgée d’eau déjà tiède. Son pistolet mitrailleur commençait à devenir lourd dans ses mains moites .

10 Heures du matin, il n’arriverait jamais a avoir assez d'eau jusqu'au soir. Il reprenait sa marche sans un mot suivant la colonne.

-Colonne par un ; distance 20 mètres, armes à la main ! avait gueulé le lieutenant. Ces mots raisonnaient encore dans son pauvre crâne douloureux de fatigue et d’insomnie, d’un corps au bout de ses réserves. Ça faisait de longs mois que chaque jours et nuits c’était le même cirque. Les marches dans les Djébels à la recherche d’hypothétiques rebelles, l’été dans la chaleur, et l’hiver sous la pluie et le froid.

Il marchait sans répits, il marchait, la trouille au ventre, la gorge sèche, prêt à toutes éventualités, c’était le destin des jeunes de 20 ans dans ses années du maintient de l’ordre en Algérie.

Il y avait quelques mois, il ne savait rien, même pas où était ce pays et encore moins ses frontières, la vie et ses habitants, c’était si loin l’Algérie de la France.

Il se demandait, que faisait-il dans cette montagne où il n’y avait rien que des creux et des bosses, avec des gourbis ici et là accrochés sur ses pentes. De maigres troupeaux de petits éleveurs subsistaient par miracle en cherchant leur illusoire pitance dans la rocaille.

Il pensait à sa verte prairie de France, aux herbes grasses, aux troupeaux paissant en toute tranquillité.

Á présent il était devant une porte vétuste d’un vieux bois crasseux.

Qu’est ce que je fous ici ? pensait-il

«  Il faut ouvrir cette porte du gourbi ! avait dit le Capitaine ».

Une rafale d’arme automatiques soudain retentit toute proche de lui, une brûlure atroce lui déchira la gorge ;il vacilla, fit quelques pas, et s’écroula à genoux sur le sol caillouteux, regardant dans les yeux le Capitaine penché sur lui.

Il ne sentait plus rien, il entendait des autres rafales, il voyait des hommes en uniforme s’agiter, puis des cris. Il ouvrit la bouche voulant crier lui aussi. Pas un son ne sortait de celle-ci..Il porta ses deux mains à sa gorge pour contenir le flot de liquide chaud qui coulait entre ses doigts…..Il ferma les yeux, puis les rouvrit.

Alors il regarda tous ses copains devant lui, allongés sur le sol tirant sur les buissons environnants. …Alors il comprit que pour lui tout était fini. Il regardait son sang s’éprendre sur le sol par saccades,. se vidant de son corps.

Il ne sentait plus rien, sinon qu’une douce euphorie le gagnait, il avait soudain envie de rire ou de pleurer, il ne savait plus. Il était si bien, alors il se coucha, se recroquevilla, comme pour s’endormir. Oui ! c’était cela, il allait s’endormir, il était si fatigué. Plus tard il se remettrait à penser, à présent il n’avait plus le droit de penser.

Il était mort ,en se vidant de sa derrière goutte de sang, sur cette terre d’Algérie Française.

Francis Mauro le 11 mai 2008.(texte en hommage au MDL M R tué le  05/02/1958)

par francis.mauro publié dans : les écrits
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Mercredi 30 avril 2008
Date de création : 20/01/2008
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De quoi être fier, c'est le travail de tous !
Merci les amis anciens d'Algérie !
Les hussards du quatrième et les autres de toutes les armes.
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Mercredi 2 avril 2008

Le Gendarme Gilbert Godefroid

 

 

 

Sur le réseau électrifier ligne Morice Est constantinois 28 et 29 mars 1958

Poste électrique de Mondovi

Ce jour là nous dormions, comme à l’habitude, en tenue de combat, équipements, et armes, chaussures aux pieds. Les moteurs tournent.

Nous sommes prêts à aller sur « la coupure »

 

A zéro heure environ, des rafales d’armes lourdes, de 12,7 et mortiers nous réveillent, elles viennent de Barral.

-Une coupure sur le réseau Nord Barral ! Nous crie un électromécanicien, qui vient de surgir dans la tente de garde.

Nous sautons du lit, réveillé d’un seul coup, quelques secondes après

Nous roulons dans le GMC blindé, et le 4x4 blindés également. Nous armons nos mitrailleuses, déjà nous sommes prêts.

Le froid de la nuit, ne tarde pas à nous faire grelotter. Personne ne parle. Nous arrivons sur la coupure.

Un half track est au milieu de la route et tire tant qu’il peut sur le djebel du côté Algérie. Nous l’imitons. Quelques courtes rafales et coups isolés nous répondent.

Et le feu s’arrête, faute de répondants. Le passage a réussi. Un lieutenant a était blessé, alors qu’il arrivait avant nous sur la coupure dans son half-track.

Il s’agissait d’une forte bande de Felles en tenues et en armes, bien équipés, même très bien, nous le sûmes par la suite.

Certains avaient deux armes, et tous portaient des sacs de munitions pour ravitailler les Felles de l’intérieur

 

Concertation des officiers, mise en place d’un dispositif de protection d’un côté et de l’autre de la route. Personne sur les traces, les chiens n’arriveront qu’au petit jour

 

Nous somnolons jusque, qu’une Jeep paraît avec un gendarme et son chien.

La piste est facile, car les Felles nombreux ont suivis en colonne par un le même itinéraire.

D’habitude, ils se dispersent, mais là c’est un gros passage, et beaucoup sûrement ne connaissent pas la région.

Nous sommes désignées. Le peloton Le Palmec, qui comprend

Un groupe de combat, renforcé, plus un détachement de Harkis

Cette Harka, comprend une dizaine d’hommes, plus le chef un Européen. Ils ont deux ou, trois PM 11,43 et des fusils US 17 et Lebel.

Nous, nous sommes que, le sous-lieutenant un sous officier adjoint, et un chef de groupe, avec neuf hommes armés de PM et d’une pièce FM.

Bien mince commando pour pister des centaines de Felles. Mais le 1ier REP, est en attente, prêt à embarquer à quelques km.

 

Devant la direction supposée des Felles, c’est nous avec le chien qui devra les premiers les accrocher, et donner des renseignements précis pour le largage des paras en attente. Mission vraiment périlleuse s’il en est !

 

Je parle avec le gendarme, il se présente :

-Gendarme Godefroid !

Je me présent également. Nous échangions quelques impressions avant l’ordre du départ.

Il me présent son chien Gamin :

-Ne le touchez pas, il ne connaît que son maître, il est très méchant. Mais c’est une bonne bête ! Dit-il, la larme à l’œil

-Nous sommes de véritables copains, ajout-il

Ce gendarme en tenue de campagne à un seul PA comme arme de défense

Nous partons, je fais suivre mes voltigeurs en PM de chaque côté du gendarme ; La pièce FM en colonne derrière à distance. La Harka derrière en protection de queue.

 

Je suis à quelques mètres le gendarme. Le chien tire ferme sur la laisse, la piste est impressionnant de clarté.

De temps à autres nous arrêtons pour permettre à la colonne de derrière, de suivre.

 

Nous profitons pour échanger avec le gendarme nos impressions :

-Ils sont au moins 200 ! Me dit-il.

-Peut être plus ! Lui dis-je. Nous sommes d’accord, c’est un gros morceau.

Nous reprenons notre route suant et soufflant.

Arrivée sur un plateau après 5 à 6 heures de marches.

Le soleil est déjà haut, la chaleur torride

Le gendarme donne à boire au Gamin, lui flatte le dos, en le caressant. Il met sa tête contre la sienne, et lui cause :

-Nous allons les avoir hein ! Mon vieux, nous allons les avoir Gamin !

 

Ce gendarme je l’observe, et lui, fais remarquer qu’il va un peu vite, et qu’il défit toute prudence.

Il hausse les épaules, il en vue d’autres.

 

Je redouble de vigilance pour lui, le doigt sur la détente de mon PM.

Mes hommes sur les côtés font pareil.

Nous sentons que la rencontre va avoir lieu, car avec les avions et les Elicos qui ne cessent de tourner.

Les Felles ont du s’embarquer dans les hautes végétations très denses.

 

Nous arrêtons, et repartons toujours. Quelques fois il y a une tentative de brouillage de piste par les fells, qui sont repartis en retournant sur leurs pas. Mais finalement Gamin retrouve toujours le gros paquet des traces.

 

Vers 11 heures, soudain le gendarme s’arrête, sur un petit plateau, le chien hérisse son poile, tout le monde stop, rien ne se passe.

J’interpelle le gendarme lui demande ce qu’il y a :

-Plus de traces ! Dit-il

-Ils se sont comme envolés !

De chaque côté du petit plateau, des surplombs à une centaine de mètres nous dominent. Nous sommes comme sur un billard.

 

Ils sont arrêtés pour faire une embuscade, et se sont dispersés de chaque côté que je le signal au gendarme.

-Je ne sais pas, ils devraient tirer ! Me dit-il

-Bien oui ! Que je réponds bêtement !

 

Tous mes hommes s’accroupissent en défense, la moitié d’un côté et l’autre moitié de l’autre.

La sueur coule sur le visage du gendarme, le chien est trempé de sueur également, sa langue pend, il semble renoncer, et d’attendre lui aussi.

-Votre PA Monsieur le gendarme !

Car il ne la pas encore sortie de son étui, trop occuper à retentir son chien.

Il dégaine et arme son PA.

 

La Harka vient nous relever pour la protection du gendarme.

Je proteste, et veux ainsi que mes hommes continuer à assurer la protection du maître chien.

 

Mais les ordres sont les ordres.

Et après tout, nous sommes crevés à marcher en dehors de la piste des Felles.

Le maître chien repart. Je lui dis :

-Soyez prudent allez doucement ! Il me répond d’un air un peu « déconcerté »

-Au moins s’ils me tuent on saura où ils sont !

Ce fut ses derniers mots. Il n’avait pas fait vingt mètres qu’un Fell lui tire le chargeur de son PM dans le dos à bout partant.

Il était précisément douze heures trente.

 

(Il a fallut 44 ans pour que j’apprenne par une coupure de presse, que le Harki me remplaçant fut tué en même temps que le gendarme. (Source le Parisien libéré du 30/12/1958/)

A cette époque les nouvelles n’étaient pas diffusées comme de nos jours. Chacun ayant à gérer ses problèmes dans leurs unités respectives) 

 

Ce fut le déclenchement d’un combat comme jamais nous avions subit.

Que nous nous sentions petits, dans cet enfer de feu ! 9 Mitrailleuses MG 42  90 PM et une centaine de fusils ; tirent en même temps en notre direction.

 

Nous, nous aplatissons au sol, derrière les moindres rochers, en ripostant dans le vide, des deux côtés sur les crêtes nous surplombants, car nous ne voyons rien.

Sinon que le coup des armes se rapproche de plus en plus.

 

Je retiens mon tireur FM à terre. Je ne sais comment, l’obligeant de force en le frappant sur son casque pour qu’il ne reste debout. Il aurait très certainement été tué.

J’appelle un à un par leur prénom tous mes hommes, je ne sais par quel réflexe, je sais tout leur prénom d’un seul coup.

En temps normal il m’aurait été bien difficile de m’en rappeler que quelques uns !

Nous formons un carré entre quatre gros rochers que j’avais remarqué quelques 50 mètres derrière nous. 

 

Et là entassés avec les Harkis nous étions résolus à vendre chèrement notre peau.

On ne se faisait pas d’illusions. Je rampe prés du lieutenant, et lui tient la carte pour qu’il donne les coordonnés pour le largage des paras du…1ier  REP du Colonel Jeanpierre (Jacki). ( Ce dernier devait tomber héroïquement le 29 mai 1958 pas bien loin de ce même lieu, dans le djebel Taya, au Sud-est de Guelma, abattu par un rafale de mitrailleuse de calibre 30 tenue par les rebelles, alors qu’il survolait une opération en Alouette II)  

 

Une longue rafale de MG 42 nous aveugla soudain de débris de pierres et de branches.

Les impactes étaient à 10 cm le long de notre corps. Je le fis remarquer au S/Lieutenant Le Palmec, qui dévissait l’antenne du poste de radio, et nous giclons dans notre réduit improvisé. (Les Felles avaient vue l’antenne bien droite dépassée des lentisques)

De là nous soufflons un peu, mais les coups se rapprochent de plus en plus, ils étaient à 15 mètres dans les broussailles, bientôt cela allait « chauffer », dans un corps à corps !

 

Aplatis derrière nos armes nous attendions, sans un mot, car pour se parler, il fallait, hurler à l’oreille de son voisin. Tant le roulement des armes à feu était proche de nous.

 

Soudain les B 26 Piquent, chacun croit que c’était sur nous, les traceuses venaient droit sur nous, en éclatants sur les rocailles à 25 mètres de nous.

Ils voyaient le mouvement d’approche des Felles.

Grâce à ces avions et le 1ier R E P nous allons en sortir vivants.

 

Le chef de la Harka me demandait une cigarette après l’autre, tant et si bien que je lui abandonnais le paquet. Jamais je n’avais vu un homme fumer aussi vite,  très surpris, je lui demandais ce qu’il avait :

-J’ai trois mômes ! Dit-il pour toutes réponses.

 

Nous restons quelques minutes dans cette position, sans bouger. 

Ceci nous semblait interminable.

-Mais que fout la légion ! On va se faire couper les C…s !

Enfin les paras de la légion arrivèrent par vagues, sections après sections. Nous leurs fîmes une véritable ovation.

Ils ressemblaient à des « êtres irréels » en tenue de combat propre le visage frais rasé, des équipements comme à la parade. Les voila ces hommes du colonel Jeanpierre du 1ère R E P ils étaient nos sauveurs bienvenus.

 

Nous à côté, étions minables, débraillé, sales hirsutes, épuisés.

Eux, il y avait quelques minutes, eux étaient encore bien à l’ombre sous abris des arbres à 20 ou 30 Km de là.

Il fallait que ce soit comme cela !

La machine de combat de la légion se mit en route méthodiquement, et remarquable d’efficacité.

Au coude à coude ils avançaient tuants tout les Felles qu’ils trouvaient

Désemparés certaines jeunes recrues Felles n’arrivaient même pas à remplacer les chargeurs vides de leurs armes.

-Complètement paniqué ! Déclare un vieux légionnaire.

-Des gosses ! Ajouta-t-il les larmes aux yeux.

En deux heures de combat la légion tua 150 fellaghas. Fit 20 prisonniers. Et récupéra autant d’armes y compris 9 Mitrailleuses MG 42 les Felles étaient au totale 225. (Seulement deux légionnaires furent blessés)

Quand je pense que nous étions à peine plus d’une vingtaine d’hommes et un chien.

Notre retour se fit dans les bananes de la légion. Cela nous enchanta de voyager dans les engins de ces illustres soldats. (Au PC nous étions déjà portés disparus) 

 

J’avais à l’époque, consigné sur des feuilles de papier ce texte intégral que j’ai repris sans presque y toucher. Cela fait aujourd’hui exactement 47 ans, le 28 mars 2005 que j’avais noté cela, en manuscrit.

 

Jamais le souvenir du gendarme Gilbert Godefroid, ne s’estompa dans ma mémoire.

Cet homme m’avait donné une leçon de patriotisme, comme jamais personne ne me le fit ; il est parti avec la ferme conviction d’une victoire proche.

Il était ici pour défendre les institutions républicaines en danger.

Il avait eu le temps de me dire qu’il était marié et avait une fille, et qu’il les adorait plus que tout.

Je garde en moi son regard qu’il me fit en repartant derrière son chien Gamin, suivit d’un harki, qui avait pris la relève de la protection que je lui avais prodiguée durant toute la matinée.

Ce regard amical que nous avions entre sous officier.

Un regard de confiance dans nos actes.

 

Il tourna un gros buisson, sur sa gauche disparaissant de ma vue.

Puis ce fut le déluge de feu qui le fit entrer pour toujours dans l’histoire de la gendarmerie nationale, et de la république Française.

 

J’ai voulu par ces quelques lignes retracer la vérité d’un fait d’armes, que certain n’étant pas directement sur place ont voulu plus où moins s’approprier

Il fallait que j’écrive tout ceci avant de disparaître dans l’oublie de la vie qui passe.

 

Je continu mon récit :

Il fallut emporter le corps du pauvre gendarme tué. Le chien Gamin qui gisait à ses côtés, que l’on croyait mort, se jeta sur nous à l’approche du corps. Titubant, les yeux pleins de sang, une balle lui avait ouvert le sommet du crâne, une autre s’était logée dans son flanc.

Il s’allongea près du corps de son maître, il fallut attendre qu’il soit complètement inerte pour enlever le corps de son maître.

 

Gamin fut soigné, rétabli et remis à un autre gendarme pour continuer à servir, il fut décoré de la médaille de la gendarmerie nationale.

Deux ans après il mourut prématurément des suites de ses blessures. Ses cendres furent misent avec son maître dans son tombeau à Gramat à l’école cynophile de la gendarmerie nationale. 

Ce fait d’arme fit une page entière dans le journal, le Bled, N° 115 page 13 du  18 juin 1958 où, fut relaté cette opération.

Aux obsèques du gendarme, à Mondovi, je vis sa femme et sa fille.

J’aurais aimé leur dire comment il était mort, bravement, pour que « vive l’Algérie Française » Il était parti avec l’idée de la victoire proche.

L’opération terminée, nous recevons l’ordre de progresser derrière la Légion pour embarquer sur les bananes. Nous les voyons dans la plaine, une dizaine de kilomètres plus bas, près les chars du 31ième Dragons qui sont en bouclage.

 

Il est 17 heures, nous n’avons rien mangé depuis la veille au soir. Fourbus, nous démarrons en marche désordre.

En traversant le champ de bataille, nous voyons des morts de partout, certains gémissent. Un MDL de chez nous, un appelé, entreprend d’achever les mourants avec son PM dont il a replié le chargeur. Il introduit une cartouche à la fois dans son arme pour tirer une balle dans la tête des mourants.

Nous le regardons faire avec indifférence.

Nous croisons une Alouette II sanitaire, posée au milieu du champ de bataille. Le toubib parle avec un rebelle, la jambe déchiquetée par une grenade. Il est assis sur un rocher, le visage blême, il serre les dents, perdant son sang en abondance.

- Vous souffrez ? demande le toubib.

 -Oui, je souffre.

Puis un temps de silence, il ajoute dans un souffle :

 -De vous voir ! Avec haine, au toubib.

Celui-ci le fait embarquer, direction l’hôpital.

Les souvenirs de cette opération furent à jamais gravés dans notre mémoire de petits hussards bien dévoués à la patrie.

Nous penserons souvent aux regards déterminés du maître chien de la Gendarmerie Nationale.

Le retour en bananes fut pour nous une révélation. Pas possible d’aller si vite, pour faire tant de chemin. Nous qui mettions si longtemps à crapahuter !

Extraits de du livre "Récits d'un engagé en Algérie " De Francis Mauro, votre serviteur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

par francis.mauro publié dans : les écrits
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Samedi 22 mars 2008

 

Cher M Leroy

 

J'aimerais en savoir plus sur le village de OUED FRARAH .et renter en relation avec vous .car j'ai bien connu oued Frarah pour avoir séjourné d'octobre 1958 a avril 1959

Je vois que vous avez quelques mémoires du 4e Hussards . à l'époque la pacification tenait une grande place, le 4e Hussards était un des principaux acteurs , d'une opération pilote dans ce domaine .

Si ma mémoire est bonne il y avait deux famille à la ferme de Oued Frarah  .M Leroy et M Lopez.

Je me souviens de cette grande ferme avec tout ce matériel pour travailler ainsi que cette grande cave coopérative ..à l'époque de la vendange. nous avons effectué notre séjour dans l'ancienne huilerie à l'entré il y avait la bascule .Ou tout le monde ,apportait le raisin, pour la pesée et après direction la cave pour la vinification.

le chef de cave s'appelait AMARRA il habitait le douar environ 300m en contrebas d'un oued Amarra venait souvent nous voir avec les militaires il y avait toujours un arrangement surtout qu'il était bien placé comme chef de cave. Après l'effort en ce temps là, il fallait le réconfort (le vin) en échange avec le café et j'en passe.

Plus de 50 ans après, en évoquant ces souvenirs enfouis dans nos mémoires, j'ai retrouvé des amis et des vrais !

Nous sommes les anciens combattants les témoins vivants de l'histoire

 

le Président de l’amicale du 4e Régiment de Hussards

 

Pierre Bouchonneau (pierre.bouchonneau@laposte.net )

 

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Vendredi 21 mars 2008

Sur l’air de « Gare au gorille »

 

L’histoire dépeint sous un angle qui se veut humoristique un MdL Chef qui avait pour nom une marque de produits laitiers très connus et qui sévissait au peloton transmissions de l’ESC à Gambetta en l’an de grâce 1960...

 

            1 er couplet                                                  5 ème couplet

il existe à Gambetta                                                il a un défaut essentiel

Un spécimen magnifique                                       il est du genre conservateur

C’est un être exceptionnel                                      pour lui soutirer du matériel           

Qui date des temps préhistoriques                       il faut se lever de bonne heure

Par sa puissante musculature                               Les mauvaises langues ajoutent même

il descend de l’orang-outang                                 Qu’il a des piles sous son matelas

Mais je crois que par sa denture                           Et qu’au repas son régal suprême

il qu’elqu’e chose du ruminant                               C’est trois BA-30 sur le plat

Gare au gorille…                                                     Gare au gorille…

            2 ème couplet                                                          6 ème couplet

Partout les savants se demandent                        je n’insisterait pas davantage

S’il fait parti du genre humain                                Sur les détails de c’tte vedette      

Il  en est beaucoup qui prétendent             Et j’devrai même rendre hommage

Qu’il est croisé avec un félin                                  Aux qualités de cet athlète

Le régiment s’ creuse la tête                                 Sur un événement imprévu

Pour lui trouver un nom de choix                            On va réaliser ces jours prochains

On l’appelle Bridou les castagnettes                    Un monument ou sa statue

Ou encore Bribri les gros bras                              Pour l’exposer au musée Grévin   

Gare au gorille…                                                     Gare au gorille…

3 ème couplet                                                                                                        

D’une élégance exemplaire          

Il avait lancé cet été 

La mode révolutionnaire

Des randgers et du short Anglais

Et pour améliorer l’épate

Il arborait une gourka champion

On aurait dit un’gross’patate

Dans un cabas a provisions

Gare au gorille…     

            4 ème couplet

On raconte une histoire ancienne

Qu’incorporé dans les paras

Un jour largué sur Valenciennes

Il atterrit a Carpentras
Ce que voyant les autorités

Le mutèrent dans ce régiment

En précisant sur ces papiers

Ne pas sortir par temps d’grand vent.

Gare au gorille…

Jolie chanson envoyée  par l'ami Guy Chaudanson les images arriveront pas la suite, il faut respirer entre temps.

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Mercredi 19 mars 2008
Anecdote : La bande des lieut’ du 4ème Hussards ; Besançon ; 1967
Les aspirants, Slt et Lt du 4ème Hussards dînaient au mess de garnison, en ville. Tenue impeccable, képi parfaitement ajusté, toujours fraichement rasés, gants beurre frais ou fauves qu’on ne trouve à Saumur, tête droite, nuque légèrement raide, rotation limitée des épaules, mouvements à peine lents et toujours insensiblement un peu amples.
Le premier qui entrait posait son képi sur le porte-manteau n°5, de façon à ce que les 4 suivants se décoiffent et accrochent leur képi en parfaite coordination, sans hésitation, ni à coup.
Les dames présentées étaient saluées comme il se doit dans la cavalerie. Elles étaient toujours un peu gênées par tant de prévenances en public, mais ravies de mériter les attentions des lieut’ du 4ème.
Tout était parfaitement réglé. La bande des lieut’ du 4ème avait de l’allure, et même un peu trop.
Ce jour là, l’aspirant « G » avait reçu des réflexions peu agréables de sa hiérarchie. Militaire discipliné, s’il les avait reçu au garde à vous, par contre, ils ne les avaient pas avalés, et n’était pas homme à en rester là.
Donc ce fameux soir, voila que « G » débarque au mess de garnison avec un cor de chasse, s’installe au milieu de la cour bordées de hauts murs faisant caisson de résonnance et nous joue tous les airs de la vénerie avec cet instrument d’une autre époque, conçu pour s’entendre à des kilomètres. C’est ainsi que personne ne pu parler de la soirée, chacun rentrant chez soi à moitié assourdi par cet espèce d’olifan.
Seule la bande des lieut’ du 4ème Hussards était fière de son camarade qui s’était exprimé sans rien dire de désobligeant, avec un instrument des plus originaux, s’imposant de lui même et d’une façon toute à fait inattendue.
L’affaire a fait du bruit, dans la cour, d’abord, par la voie hiérarchique montante ensuite, puis par la voie hiérarchique descendante. Le lendemain : « Par ordre du colonel, vous êtes interdits au mess de garnison ! ».
Je ne me sentais pas au mieux : la veille au soir, j’étais le plus âgé et j’avais le grade le plus élevé. Nous avions été trop loin, « G » n’avait pas manqué d’en faire encore plus : il nous fallait faire amende honorable après nous être fait un peu oublier, et en tout cas montrer que nous avions compris la leçon.
Par son caractère, descendant d’une célèbre famille de canuts lyonnais, catholiques sociaux, « G » a du finir soit dans un placard, soit comme un brillant manager.
Ex aspirant « G », où est-tu ? L’Amicale fondée par nos anciens Hussards d’Algérie t’attend.
texte du capitaine Laroche.
 
 
 
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Dimanche 16 mars 2008
Cher Monsieur Leroy,vous avez déposé des commentaires sur le blog. Nous aimerions entrer en relation avec vous, car vous avez des images de "là bas" qui nous feraient bien plaisir, surtout celles qui sont de 2005.
Envoyer nous un courriel SVP au secrétaire à l'adresse suivante.
mauro.francis@neuf.fr
c'est avec plaisir que nous vous répondrons.

Nos amitiés Monsieur Leroy de Oued Frarah

                 le bureau de l'amicale.
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Samedi 15 mars 2008
4e Régiment de Hussards

Origine : Le 4e Régiment de Hussards est l'héritier du "Colonel Général des Hussards".

L'insigne du régiment représente une reproduction simplifiée de l'étendard de ce premier régiment qui avait une face bleue portant un dragon héraldique et une face rouge chargée des armes de son colonel Louis-Philippe Joseph d'Orléans.

hus4.jpg

Création : En mai 1956, au camp de Sissonne, le 251e Bataillon d'Infanterie mis sur pied avec le rappel des disponibles est rebaptisé le 15 juillet 1956 : 4e Régiment de Hussards.

Dissous le 1er février 1959, ses escadrons sont répartis entre le 31e Dragons et le 3e Hussards.

En février 1959, le 4e Régiment de Hussards est une nouvelle fois reconstitué avec les personnels et les matériels du 31e Dragons dissous.

Arrivée en Algérie : Le 4e Régiment de Hussards débarque à Bône en juillet 1956.
Implantation : Affeté à la 2e DIM il prend position dans les fermes au Sud de Bône.

En juin 1957, il est affecté dans le quartier de la Seybousse sur le barrage Tunisien et s'installe à Randon et Duvivier.

En 1960, toujours affecté au barrage électrifié il est positionné à Souk Ahras, Dréa et Gambetta.

Composition : Initialement constitué sur le type TED INF 107 à :

- 1 escadron de commandement et des services ;

- 3 escadrons de combat à pied:

Lors de sa reconstitution en février 1959, le régiment sera équipé de chars légers Chaffee M 24.

Actions/missions : Le régiment sera chargé de la "herse" sur deux secteurs différents pendant tout son séjour sur le territoire algérien.
Commandements :
- 1956 : Lieutenant colonel DUBOSTER:

- 1957 : Lieutenant colonel GIRAUD;

- 1959 : Lieutenant colonel ODDO;

- 1960 : Lieutenant colonel NOE;

- 1962 : Lieutenant colonel HERAUD.

Dissolution : Le 18 septembre 1962, le régiment quitte l'Algérie et s'installe au camp de Zimming, près de Saint-Avold.
 
 

trouvé sur Internet

cela confirme ce que nous savons avec plus de détails
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